Retrouvez les chefs-d'oeuvre de la MINIATURE PERSANE et INDIENNE en PUZZLES sur le site : http://www.sindbad-puzzle.com/

Puzzles 1000 pièces disponibles sur www.sindbad-puzzle.com

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jeudi 18 juillet 2013

Shab-e barat : la nuit du pardon

Couple sur une terrasse la nuit de Shab-e barat, Ecole moghole, Faizabad, vers 1765. Cette image est disponible en puzzle 1000 pièces sur le site : www.sindbad-puzzle.com

 
Assis enlacé sur une terrasse en marbre blanc, tout près d’un pavillon à la décoration raffinée, un couple partage des moments d’intimité par une belle nuit illuminée par les feux d’artifices et les innombrables luminaires disposés sur le pourtour des édifices. C’est la nuit de la Shab-e barat ou « nuit du pardon, de la délivrance ». Elle est célébrée au soir du 14e jour de Shaban, le mois qui précède celui de Ramadan. Selon la tradition islamique, durant cette nuit, les œuvres des hommes montent aux cieux, Dieu les recueille puis en fonction du mérite de chacun prescrit dans le livre des décrets leur destin pour les douze mois à venir. Cette nuit est également investie d'une bénédiction spéciale : la miséricorde de Dieu y descend sur terre et enveloppe les humains pour leur offrir le pardon. Les hommes sont encouragés à faire de même en s’accordant mutuellement l’absolution. Il est fortement recommandé de jeûner les 13e, 14e et 15e jours de Shaban. Ils sont considérés comme particulièrement propices pour la vie spirituelle et préparent mentalement le croyant au jeûne du mois de Ramadan. La Tradition islamique nous montre le Prophète jeûnant durant ces trois jours et passant la 14e nuit en prière. Enfin, c’est également une nuit où les ancêtres sont spécialement remémorés : des supplications sont adressées à Dieu pour leur repos éternel.
En Inde et dans le monde persan, la nuit de Shab-e barat était fêtée en grande pompe et donnait lieue à des réjouissances populaires. On éclairait la nuit en allumant des milliers de lampes et en tirant des feux d’artifices. L’extrait ci-dessous, tiré des Mémoires de l’empereur Jehangir (m. 1627), nous offre un aperçu de l’ampleur de ces festivités à l’époque moghole.

« Le 14e jour du mois de Shaban auquel correspond le Shab-e barat, j’ordonnai la tenue d’une réception dans les appartements du palais de la Begum Nur Jehan, situé au milieu d’immenses bassins. Je convoquai princes et courtisans à se joindre à un somptueux banquet qui fut préparé par la Begum. J’ordonnai que des coupes remplies de boissons enivrantes soient servies à chacun selon son bon vouloir mais tout en recommandant aux participants d'adopter une conduite digne de leur rang et de leur statut. Toutes sortes de viandes rôties et de fruits savoureux furent déposés devant les invités. Ce fut une réception magnifique. En début de soirée, lampes, lumignons et lanternes furent allumés et placés tout autour des plans d’eau et au-dessus des bâtiments. Un feu d’artifice impressionnant, de ceux que l’on n’a jamais vu de mémoire d’hommes fut tiré. Le ciel fut tout entier illuminé. La lueur projetée par le feu d’artifice, les lampes et les luminaires fut telle que les plans d’eau ressemblaient à des plaines en feu. On se livra ensuite à de monumentales réjouissances, et les convives burent plus que de raison. »

La nuit de Shab-e barat, Delhi, style de Govardhan, vers 1735


Artificier, Anonyme, Calcutta, vers 1794. La peinture a été réalisée selon le style hybride de la Compagnie des Indes britannique qui s'épanouit.au XVIIIe et XIXe siècles sous l'influence européenne et le patronage des Anglais.

mercredi 17 juillet 2013

Le Petit Cormier à Montigny-sur-Loing



Envie d’une escapade champêtre autour de Paris par un beau dimanche ensoleillé ? Alors pourquoi n’essaieriez-vous pas Montigny-sur-Loing, cette petite bourgade paisible située au cœur de la forêt de Fontainebleau et traversée par le cours alangui du Loing ? Depuis un peu plus de six mois, la ville accueille sur ses hauteurs, un ravissant salon de thé, Le Petit Cormier, qui abrite également sous son toit une boutique et une galerie d’art.
Dans la boutique, des produits du terroir fabriqués par les artisans de nos régions de France côtoient en une cohabitation heureuse et réussie, ceux de leurs confrères marocains. La galerie, quant à elle, reçoit pour des expositions temporaires, les œuvres des artistes montignons ou des environs.
Pour connaître en détail ce lieu consacré au Carpe Diem, on consultera le joli site internet de l'établissement : www.lepetitcormier.fr. J’ajouterai juste, pour y être passé sur les lieux dimanche, que le Petit Cormier nous garantit le dépaysement avec cette touche subtile apportée par le décor et les produits hispano-mauresques. La belle vaisselle en porcelaine de Limoges coudoie l’intemporel « Bleu de Fès » au style sobre et prestigieux. Une charmante fontaine en zelliges nourrit de son murmure la rêverie des visiteurs attablés sur la terrasse ou se joint discrètement à leurs conversations. Tout en ce lieu raffiné respire élégance, calme et beauté.
Le boutique du Petit Cormier propose désormais une partie de la collection des puzzles Sindbad à la vente. J’en profite pour remercier Jean Vieillart, l’initiateur et le gérant du Salon de thé, pour cette confiance. Des expositions seront organisées à la rentrée ou en fin d’année dans la galerie autour de l’art de la miniature persane et indienne. Comme on peut le constater le Petit Cormier ne craint pas l’éclectisme et assume sans complexe son regard international dans l’exaltation du culte du beau, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs.

Le salon de thé du Petit Cormier
Boutique du Petit Cormier

Assiette "Bleu de Fès"

Montigny-sur-Loing

mardi 16 juillet 2013

Sindbad PUZZLE dans La République de Seine-et-Marne



Dans le numéro du lundi 10 juillet 2013, le journal La République de Seine-et-Marne a consacré la première page de sa rubrique Economie à la présentation de Sindbad PUZZLE. Vous pouvez lire l'article sur le site du quotidien en cliquant sur le lien suivant :
 

vendredi 28 juin 2013

Sindbad PUZZLE au Ratha Yathra 2013 de Paris





Sindbad PUZZLE sera présent avec son stand de puzzles indiens et persans à la fête de Ratha Yatra 2013 de Paris qui se déroulera le 7 juillet. Le stand sera situé près de la Rotonde, place Stanlingrad, dès 9H00 du matin et jusqu'à tard le soir.

Le Ratha Yathra, c'est le festival du char de Jaganath (Krishna). Un chariot imposant, richement décoré, et consacré au dieu Krishna sera tiré par des fidèles à travers les rues de Paris. Le convoi partira de la place des Halles vers 14H00 pour se rendre à la place de Stalingrad où il arrivera autour de 17H00.
Le Ratha Yathra, c'est toute l'Inde en fête. Tout au long de la journée un programme particulièrement riche en spectacles et divertissements sera présenté aux parisiens avec un repas végétarien gratuit à Stalingrad offert par les organisateurs.
Le Ratha Yathra constitue l'une des plus grandes manifestations culturelles et spirituelles autour de l'Inde. Il représente un grand moment de convivialité, de fraternité et de partage autour de l'Inde.


jeudi 11 avril 2013

Sindbad PUZZLE à la boutique du Musée Guimet


Après leur entrée dans les boutiques de l'Institut du Monde Arabe et du musée du Quai Branly, les puzzles Sindbad sont désormais référencés à la librairie-boutique du musée des arts asiatiques-Guimet à Paris.
Ce référencement des puzzles Sindbad au sein de ces espaces de vente prestigieux témoigne de leur qualité tant sur le plan esthétique que sur celui de la fabrication. Les visuels des puzzles Sindbad sont extraits de manuscrits prestigieux et sont considérés par les historiens de l'art comme des chefs-d’œuvre de la miniature persane ou indienne.

mercredi 27 mars 2013

Sindbad PUZZLE au Festival de l'Inde au Mée sur Seine





Sindbad PUZZLE sera présent au Festival de l'Inde qui se tiendra le 6 et le 7 avril au Mée sur Seine à la salle de spectacle du Mas.

Plus grand salon thématique indien du territoire français dans son genre et sa durée, le salon "Festival de l'Inde " est une occasion unique de découvrir toutes les facettes de l'Inde, au travers de stands et expositions, ventes, conférences et spectacles sur scène.
Entrez dans un monde où l'imagination et la créativité côtoient le professionnalisme et les talents.
Pendant 2 jours, passionnés et amateurs de l'Inde se donnent rendez-vous au Mée-sur-Seine où déjà plus de 5000 visiteurs se sont pressés à chaque fois lors des salons 2003, 2005, 2007, 2009, 2011.

Le prochain salon qui en sera à sa 6ème édition se tiendra dans l'une des plus belles salles du Sud Seine-et-Marne, au Mée-sur-Seine, limitrophe de la ville de Melun le :

Samedi 6 avril 2013 et Dimanche 7 avril 2013

Salle du Mas
800 avenue de l'Europe
77 350 Le Mée-sur-Seine

ENTREE GRATUITE

Pour connaître le détail complet du programme des deux journées ainsi que le plan d'accès, cliquer ici

mardi 12 mars 2013

Sindbad PUZZLE à la boutique du musée du quai Branly

Musée du quai Branly


La collection des miniatures persanes et indiennes de Sindbad PUZZLE est désormais proposée à la vente dans la boutique du musée du quai Branly. Cette confiance accordée par la librairie du musée envers les puzzles Sindbad constitue une reconnaissance effective de leur qualité tant sur le plan esthétique que sur celui de la fabrication. Les visuels, qui reprennent des chefs-d'œuvres de la peinture iranienne et moghole, ont été sélectionnés avec soin pour leur valeur artistique, leur richesse iconographique, leur signification symbolique. Le carton utilisé dans la réalisation du puzzle est d'origine hollandaise. Il est respectueux de l'environnement en étant recyclable, il est rigide et ne s'écorne pas au fil des manipulations. Grâce à des machines de découpes spéciales, chaque pièce du puzzle possède une forme unique et s'encastre parfaitement à sa place.

Depuis son inauguration en 2007 par Jacques Chirac, le musée du quai Branly, consacré aux arts et aux civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, a réussi à s'imposer comme un lieu incontournable du circuit historique, artistique et touristique de la capitale. Avec son architecture novatrice imaginée par Jean Nouvel et sa situation sur un site exceptionnel - au pied de la Tour Eiffel et à deux pas des grands musées parisiens - la fréquentation moyenne annuelle du musée atteint désormais 1, 350 million de visiteurs.

mardi 18 décembre 2012

Sindbad PUZZLE sur Paris

Il est désormais possible de trouver les puzzles Sindbad en vente dans les quatre librairies suivantes sur Paris :

Librairie Ambika
Librairie spécialisée sur l'Inde
9 rue Rodier
75009 Paris










Fondée en 1980, première librairie arabe de Paris, la Librairie Avicenneest aujourd'hui un lieu de référence unique dans son domaine pour la richesse de son fonds, l'étendue de sa clientèle, l'efficacité de ses services.
La Librairie Avicenne offre un choix vaste et exigeant d'ouvrages de référence sur le monde arabe et musulman, en langue arabe comme en français.
 Ouverte de 10h00 à 19h00 tous les jours sauf le dimanche. 
Avicenne
25, rue Jussieu
75005 Paris


 La librairie de l'Orient dans le 5ème arrondissement de Paris, à quelques pas de l’Institut du Monde Arabe, la librairie met à votre disposition un choix d’ouvrages divers et variés en langue arabe et française autour de la civilisation arabe et musulmane.
 La Librairie de l'Orient
18 rue des Fossés Saint-Bernard
77005 Paris




 La Librairie Abencerage est spécialisée dans les livres anciens, épuisés et monographies ayant pour objet l'Islam et le monde arabe : Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient, Golfe Persique, Asie Centrale, Turquie, Arabie. 
Librairie Abencerage
159 bis, bd de Montparnasse
75006 Paris

vendredi 14 décembre 2012

Sindbad PUZZLE sur le site de Indeaparis.com


Cliquez sur l'image pour être dirigé sur le site de indeaparis.com

Le site Indeaparis.com a consacré un article aux puzzles Sindbad. J'adresse mes plus vives remerciements à Gilles, le webmaster du site, pour le soutien spontané et chaleureux qu'il a apporté au projet.
Indeaparis.com est le plus vaste portail de l'Inde en français. Il fait le point sur toute l'actualité, les manifestations culturelles, les bonnes adresses relatives à l'Inde. C'est une véritable mine d'informations sur tout ce qui touche de près ou de loin au pays de Gandhi.


"Belle découverte en cette fin d'année que les puzzles Sindbad, qui reprennent de très belles miniatures mogholes, persanes ou afganes et arrivent à point pour devenir ces merveilleux cadeaux à petits prix (19€ pièce !) qui réuniront familles et amis pendant de longues heures. En plus de découvrir ces jeux exceptionnels, nous vous proposons une interview exclusive de leur créateur, Nadir Mackwani...

Les Puzzles Sindbad
Si le principe des puzzles est connu de tous, ceux de Sinbad sont de 1000 pièces et leur qualité est irréprochable. Sindbad propose un catalogue de 18 modèles venu de l'Orient et du passé. Créé par les plus grands miniaturistes et enlumineurs d'Istanbul, Tabriz, Hérat ou Hyderabad ils constituent, une fois terminés, de superbes tableaux qu'il ne restent plus qu'à encadrer (taille 48x68). Nous saluons unanimement cette initiative très courageuse en ces temps de frilosité entrepreneuriale d'autant plus qu'elle allie le raffinement à l'intelligence et mérite notre plus entier soutien ! Nous avons donc souhaité en savoir plus de leur intrépride créateur, Nadir Mackwani, diplômé Inalco à trois reprises...

Interview de Nadir Mackwani

Question - D'où vous vient cette passion des puzzles ?
Réponse - J'ai découvert la passion des puzzles suite à un voyage à Cordoue, en Espagne. J'ai atterri dans un hôtel dont les couloirs et les pièces comportaient d'imposants puzzles encadrés sur les murs. J'ai trouvé que ce serait original de rapporter comme souvenir un puzzle représentant un monument de la ville. C'est ce que j'ai fait. J'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser ce puzzle en famille. Tout en l'assemblant nous évoquions nos souvenirs de vacances. De plus le puzzle créait une convivialité au sein de la famille qui se regroupait autour de lui pour le terminer en cherchant les pièces manquantes. J'ai pris personnellement beaucoup de plaisir à réaliser ce puzzle car il me permettait de me relaxer en sollicitant ma concentration et mon sens de l'observation sur une occupation qui m'évadait des rituels et des petits tracas de la vie quotidienne. Depuis, je suis tombé dans l'univers des puzzles.
 
Q - Comment avez-vous trouvé les miniatures qui ont servi de modèle à vos puzzles ?
R - J'ai toujours été un amateur d'art. J'ai effectué des études de langue persane et arabe à l'Inalco ce qui m'a familiarisé avec les arts arabo-persans. De par mes origines, je me suis intéressé aux arts de l'Inde. Toutes les œuvres représentées sur les puzzles Sindbad ont des droits d'auteurs (particuliers ou musées) auprès de qui les droits de commercialisation de l'image ont été sollicités.
 
Q - Pourquoi 1000 pièces et pourquoi pas moins ou pas plus ?
R - Il y a des puzzles de 40 pièces également. D'autres modèles de puzzles de tailles différentes verront bientôt le jour.
Q - Où sont fabriqués les puzzles ?
R Les puzzles sont fabriqués au sein de l'Union Européenne par des sociétés qui respectent toutes dans leur processus de fabrication les normes de sécurité décrétées au niveau européen et possèdent donc la certification CE relative aux jouets.

Q - Comment sont-ils commercialisés ? (quelques adresses ?)
R - Essentiellement en ligne sur le site de Sindbad Puzzle

Q - Depuis combien de temps existe Sindbad ?
R - Depuis 5 mois

Q - Et pourquoi Sindbad ?
R - En référence à Sindbad le Marin, le fameux personnage des Mille et une nuits qui à chacun de ses innombrables voyages à travers le monde vit des aventures plus extraordinaires les unes que les autres. Ce personnage évoque tout à la fois les voyages, l'aventure, l'évasion, la rencontre, la découverte, l'émerveillement... Tout ce que les puzzles Sindbad s'efforcent de susciter à travers les œuvres représentées.

Q Et que nous réserve l'avenir  ?
R Mon rêve, ce serait d'avoir en puzzles des miniatures des artistes aussi illustres que Behzad, Reza Abbasi ou Nadir al-Zaman.

Merci à Sindbad Nadir et longue vie à son entreprise.

Puzzles Sindbad - 1000 pièces - 19€ la boite
A partir de 9 - 10 ans accompagné d'un adulte ou de 12 - 13 ans sans accompagnement.

dimanche 2 décembre 2012

Sindbad PUZZLE à l'Institut du Monde Arabe




Les puzzles Sindbad sont désormais disponibles à la vente à la librairie-boutique de l'Institut du Monde Arabe à Paris. Cette boutique par sa richesse (livres, CD, DVD, carterie, artisanat...) est un lieu de ressources incontournable pour toute personne désireuse de découvrir le monde arabe dans toute sa diversité culturelle et historique.
La boutique est ouverte tous les jours sauf le lundi de 10h à 19h.

dimanche 25 novembre 2012

Sindbad PUZZLE sur Simerg


Cliquez sur l'image pour être dirigé sur le site de Simerg.com


Avant tout, je voudrais remercier du fond du coeur Malik Merchant, l'éditeur de Simerg pour l'accueil chaleureux et le soutien spontané qu'il m'a offerts pour le projet de Sindbad PUZZLE. Dès que je l'ai contacté, il m'a gentiment invité à lui faire parvenir un article de présentation sur les puzzles. En dépit de son emploi du temps extrêmement chargé, il a revu mon texte avec sa belle plume afin de rendre la lecture aussi agréable que possible dans la langue de Shakespeare.
Simerg est devenu par la qualité de ses articles et le choix de ses illustrations, un site de référence sur l'Ismaélisme, ce courant appartenant à la branche chiite de l'Islam. Simerg s'attache à rendre compte de toute l'actualité relative à l'Ismaélisme à travers le monde. Il se propose également de contribuer à mieux faire découvrir les richesses historiques, artistiques et culturelles de cette communauté dans ses dimensions humanistes et éthiques. Simerg valorise et encourage les ismaéliens qui ont développé des projets ou des initiatives particulières dans les différents champs de la connaissance ou des arts en leur offrant  sur le site un espace pour s'exprimer et présenter leur action.

Merci infiniment à vous Malik pour votre soutien et votre aide.

Voici le texte paru sur Simerg à propos de la présentation de Sindbad PUZZLE :

Alamut : A 1000 Piece Jigsaw Puzzle
Piecing the Alamut puzzle together
“Jigsaw puzzles help toddlers to develop their concentration, patience, sense of logic and observation. They allow their players to observe the picture in all its details, even the smallest…I hope the idea will receive a warm welcome from the Ismailis.”

Khosrow and Shirin, Madjnun in the desert, the beautiful Mi’raj of the Holy Prophet as well as other works of art from the Persian and Mughal Schools of painting are now available as impressive and decorative 1000 piece puzzles designed for children of all ages.
The Ismaili founder and partner of Sindbad Puzzle, Nadirshah Mackwani, has also created a jigsaw puzzle featuring the famous Rock of Alamut, the 10th-11th century Ismaili stronghold in Iran. Read more about Nadirshah’s unique initiative by clicking on Piecing the Alamut Puzzle Together or the image below :

As you can see from my educational background, I have always been interested in Islamic civilisation and arts. Within this framework, I sought to combine my extracurricular interest in jigsaw puzzles with my field of study. Therefore, I set out in search for puzzles featuring Islamic monuments and paintings. I wanted to introduce both to my children so that they might also develop some knowledge, admiration and appreciation for Islamic arts and architecture in an entertaining way. I particularly love Persian miniatures and Indian paintings from the Mughal period. To me, these pieces of art might also be presented in jigsaw puzzles, just as are the paintings of Monet, Picasso, Renoir, Hokusai and consorts, more so to learn about their details and art form, when piecing them together.

Where were these jigsaw puzzles to be found?

Nowhere. Failing to find any, I decided to create my own!

Months of hard work followed, as I began selecting paintings (all from prestigious manuscripts). Additionally there were considerations when obtaining commercial rights from museums, researching details about manufacturers, dealing with unexpected problems related to framing and sizing, including trying to preserve the pictures during the printing process without losing the genuine feel.
Then, boxes for the puzzles had to be designed, and a website created. Further details are still to be arranged, but to my delight, a first result has recently been accomplished.
The product has complied with the best standards of quality. The pieces are solid, the image glossy. The size for 1000 pieces puzzles is : 48 x 68 cm. ( 18.9″ x 26.8″ ). Once completed, one recommendation is to frame the puzzle for it might decorate a room with taste and art.
In this collection, I wanted to highlight the beauty and the diversity of Islamic art without leaving behind the legacy of Ismailism. Our collection of jigsaw puzzles displays beautiful presentations of the Kaaba during pilgrimage, the Dome of the Rock, a masterpiece of Islamic architecture (the monograph of Oleg Grabar on this monument is a must read), the beauty of the Islamic calligraphy with the Shahada in the shape of a man in prayer, the Basmallah in the shape of a fruit.


Rock of Alamut, a 1000 piece jigsaw puzzle

Some smaller puzzles, 40 pieces, feature Arabic calligraphy. They also conform to the CE* regulations related to safety and have been tested in laboratory. An amazing picture of Alamut in its impressive surrounding is part of this collection. My hope is to also create puzzles of the Fort of Baltit, the al-Azhar Mosque, the mausoleum of Mawlana Sultan Mahomed Shah overlooking the Nile river in Aswan, and perhaps the Mosque of Mahdia. But this will be possible only, of course, if there is market for this creative endeavor, and I hope the idea will receive a warm welcome from the Ismailis.
Jigsaw puzzles are not traditionally played in the Ismaili families. Many parents fail to understand their educational and entertaining value. Jigsaw puzzles help toddlers to develop their concentration, patience, sense of logic and observation. They allow their players to observe the picture in all its details, even the smallest. Jigsaw puzzles are particularly suited to Persian miniatures as a distinctive specificity of this art work is its avoidance of unused space. Every available area on the canvas must be filled and no area is void of expression. Persian miniatures are full of detail, some tiny and intricate. As the late Oleg Grabar said : 
”Miniatures need to be seen through a magnifying glass or enlarged by printing in order to reveal each and every detail because in one of them lies the key of the secret meaning of the painting.”
Doesn’t this process parallel and reflect a quest of the batin behind the zahir? Yes, very much indeed. Studying miniatures is an act of contemplation that leads the viewer from the shore of this world to the abode of the other through the path of art.

Date posted: Saturday, November 24, 2012.

Copyright: Nadir Mackwani/Simerg, November 2012.


Please visit www.sindbad-puzzle.com for the Jigsaw puzzle of Alamut as well as magnificent works of art from Islamic history.

* The CE marking is a mandatory conformity mark for products placed on the market in the European Economic Area (EEA). With the CE marking on a product, the manufacturer declares that the product conforms with the essential requirements of the applicable European Community directives.
____________
About the author : Nadir Mackwani, manager of Sindbad Puzzle (www.sindbad-puzzle.com), holds a Master degree in Religious Science from the Sorbonne University in Paris with specialisation in Islamic Studies. As part of his degree, Nadir Mackwani wrote a paper on Nasir Khusraw’s Wajh-e Din.

lundi 19 novembre 2012

Jeu-Concours en partenariat avec Fantastikindia


JEU-CONCOURS en partenariat avec Fantastikindia : Gagnez des PUZZLES Sindbad.

Le jeu est gratuit. Rendez-vous sur le site de Fantastikindia pour jouer

Les gagnants choisiront leur puzzle sur le site de Sindbad PUZZLE : www.sindbad-puzzle.com

Avec plus de 2000 visiteurs uniques par jour, Fantastikindia est le premier site en France sur toute l'actualité du cinéma indien : Bollywood, Kollywood, cinéma asiatique...

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"Fantastikindia est une association loi 1901 dont l’objectif est la promotion du cinéma indien sous toutes ses formes, et par divers moyens, le principal étant le site internet fantastikindia.fr.
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Source : Fantastikindia

mercredi 26 septembre 2012

La chasse à l'époque moghole


Le futur empereur Bahadur Shah à la chasse, école moghole, Inde


La méthode de chasse de prédilection des moghols était le qamargah ou l’encerclement, qui nécessitait le concours d’une grande armée. Gengis Khan et Tamerlan affectionnèrent particulièrement cette forme de chasse pour ses vertus d’entraînement militaire. Les soldats servaient de rabatteurs. Ils formaient un cercle immense puis avançaient progressivement de concert vers le centre.
Les chroniques nous ont conservé la mémoire d'une partie de chasse monumentale qui eut lieu en 1567. Une superficie couvrant près d’une centaine de kilomètres de diamètre fut délimitée par cinquante mille rabatteurs. Au bout d’un mois, ils réussirent à encercler les animaux, essentiellement des daims, sur une portion de terrain d’environ huit kilomètres. C'est alors qu'Akbar entra dans la zone de chasse. Il était accompagné de plusieurs courtisans. Il chassa seul au début, changeant d’armes selon les circonstances en employant tour à tour un arc, une épée, une lance, un mousquet et même un lasso. Pendant que l'empereur se livrait à la chasse, le cercle continuait à se refermer rendant du coup plus difficile le maintien des animaux dans le cadre du périmètre. Il arrivait que des bêtes prennent la fuite. Lors d'une partie de chasse organisée par le souverain safévide Shah Tahmasp en l'honneur de Humayoun des serviteurs laissèrent échapper des proies par mégarde. Ils furent mis à l’amende et eurent à payer pour chaque animal enfui, un cheval et une pièce de monnaie.
Akbar chassa dans le qamargah durant cinq jours. Après quoi, les nobles furent autorisés à prendre sa place, et après eux ce fut le tour des serviteurs de la cour et finalement des militaires et des soldats. La situation pouvait alors devenir particulièrement dangereuse, et Abul Fazl [ministre et hagiographe d'Akbar] rapporte qu’en deux occasions, des chasseurs tirèrent parti de la confusion générale pour régler leurs différends personnels avec certaines personnes. Une fois que la soldatesque avait eu sa part de gibier, des hommes réputés pour leur sainteté entrèrent en jeu pour implorer la grâce pour les bêtes survivantes.
Une autre pratique qui avait les faveurs de Akbar, était la chasse au léopard appelé « cheetah ». Son premier cheetah lui fut offert peu de temps après son arrivée en Inde en 1555 et l’empereur devint féru de cet étrange animal. Une partie de chasse au cheetah pouvait s’apparenter beaucoup à celle au faucon. Lorsqu'une proie était en vue, on retirait le bandeau couvrant les yeux du léopard. Celui-ci s'élançait alors sur sa cible. Une fois la besogne accomplie, il regagnait ses attaches auprès de son maître. Akbar prit un intérêt particulier dans le dressage des cheetahs. Ils étaient répartis en huit catégories différentes et leur ration était fixée en conséquence. On les revêtait de tenues serties de pierres précieuses et ils étaient emmenés à la chasse les yeux bandés, assis sur de magnifiques tapis. Lors d'une partie de chasse, en 1572, un cheetah qui accomplit l’exploit de capturer sa proie en bondissant par-dessus un ravin fut élevé au rang de chefs des léopards et reçut l’insigne honneur d’être précédé par un tambour lors des processions.
La chasse était un substitut à la guerre et les deux pouvaient s'avérer tout aussi dangereux pour les protagonistes. Encore à l'âge avancé de cinquante-quatre ans, Akbar était suffisamment téméraire pour prendre à bras le corps un cerf par ses bois. Il fut jeté à terre et reçut un coup à un testicule. Il resta alité pendant deux mois. Ce fut Abul Fazl qui reçut l'honneur suprême de passer la pommade sur les parties intimes de l'empereur."

Source : Extrait traduit de "The great moghuls", Bamber Gascoigne, London

dimanche 9 septembre 2012

Madjnûn dans le désert


Madjnûn dans le désert, tiré d'un manuscrit du Khamseh de Nezâmi, XVIe, BnF 


Madnûn dans le désert
Nezâmi, Khamseh (5 poèmes)
Baghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624
36 X 24
BnF, Département des manuscrits orientaux

Laila et Madjûn est l'une des plus célèbres épopées romanesques dans le monde musulman. Elle  raconte l'histoire d'un amour malheureux qui aboutit à la mort des deux jeunes protagonistes. Inspirée d'une légende arabe, Nezâmi la reprit et lui insuffla une nouvelle ampleur épique. Elle figure dans son Khamseh, son célèbre recueil de cinq poèmes qui fut, à côté du Shahname de Ferdousi, une source d'inspiration majeure pour les miniaturistes. Madjnûn et Laila peut être considérée, sans doute à juste titre, comme le Roméo et Juliette de la littérature persane.
Les mystiques s'emparèrent très tôt de ce récit.  Ils virent en Madjûn (le "fou" d'amour) l'archétype de l'amant consumé de chagrin devant la douleur de la séparation et consacrant sa vie à retrouver sa bien-aimée. Les soufis enrichirent considérablement la littérature relative à ces deux amoureux en les mettant en scène dans d'innombrables anecdotes pour illustrer les mystères et la puissance de l'amour ou pour délivrer aux novices des conseils pratiques afin de les aider à progresser spirituellement sur la voie de l'annihilation en  Dieu (fana fi-Lâh).
Dans la miniature ci-dessus, Madjûn est représenté dans le désert tel un ascète. Il est entouré d'animaux sauvages qui se côtoient pacifiquement en dépit de leur défiance et de leur incompatibilité naturelles. Ils symbolisent la paix intérieure à laquelle aurait accédée Madjûn dans la solitude. Son visage est empli de sérénité et de douceur, un faon se tient se tient blotti dans ses bras. Madjnûn a réconcilié les contraires, le doux avec le fort, le sucré avec l'amer, la vie avec la mort. Ces éléments antogonistes sont évoqués par les deux arbres, étrangement semblables dans leur apparence, pourtant l'un en floraison et l'autre recouvert de son feuillage d'automne, qui encadrent la composition et inclinent l'un vers l'autre en un mouvement de réconciliation. Toute la nature dans cette peinture se veut le reflet de l'harmonie universelle réalisée par l'amant de Laila sur le plan spirituel.

Notice de la BnF :

"Lorsque son père donne un époux à Laylî, Majdnûn, fou de douleur se retire dans le désert, dans les collines et les vallées du Najd. Il y vit à demi-nu, squelettique au milieu des bêtes sauvages devenues familières. La jeune femme envoie un messager pour le supplier de ne pas se laisser mourir.
Une ligne oblique délimite la composition : à gauche un ciel doré sur lequel se détache un arbre aux tons délicats de vert et à droite une montagne mauve. Au premier plan, une prairie vert foncé est émaillée de buissons fleuris tandis qu’un ruisseau serpente au milieu des cailloux. Au centre, Madjnûn, représenté comme toujours, émacié et torse nu, le regard perdu, tient dans les bras une biche. Tout autour de lui, les animaux, antilopes, lions et leurs lionceaux, renards, lièvres et oiseaux sont traités avec une grande finesse de traits. Les deux arbres semblent les entourer de leur ramure. Leurs branches vertes et desséchées sont une métaphore de la vie et de la mort."

vendredi 7 septembre 2012

Présentation des puzzles Sindbad





Présentation des puzzles Sindbad figurant au dos des boîtes de puzzles :
La peinture est silence pour l'esprit et musique pour l'oeil.
Orhan Pamuk
Merci d’avoir choisi un puzzle Sindbad. Nous espérons qu’il vous apportera entière satisfaction et vous permettra de vous divertir agréablement tout en vous enrichissant sur le plan culturel.

Les images des puzzles Sindbad ont été sélectionnées avec soin pour leur beauté, leur richesse, leur portée symbolique. Chaque image vous ouvrira l’accès à l’histoire, à une culture, à des visions et des rêves. Vous croiserez des artistes et des personnages célèbres ou injustement méconnus. Vous pousserez les portes d’un atelier de miniaturistes et d’enlumineurs à Istanbul, Tabriz, Hérat ou Hyderabad. Vous gravirez les pentes escarpées des montagnes menant aux châteaux-forts des ismaéliens. Attablé dans un tchaï-khané d’Ispahan ou de Chiraz, vous écouterez un conteur vous narrer les amours d’un rossignol pour une rose tout en suivant de vos yeux les ramifications de l’Arbre de Vie formé par les faïences turquoises sur le dôme d’une mosquée. Vous vous joindrez aux caravanes sillonant les routes de la Soie ou du pèlerinage. Vous accompagnerez dans la chaleur moite des jungles du Deccan le nabab d’Ahmednagar pour une expédition de chasse en grande pompe. Vous monterez pour savourer la fraîcheur de la soirée sur la terrasse de votre luxueuse demeure à Lucknow d’où vous contemplerez le clair de lune se refléter sur les eaux argentées de la rivière Gumti tout en fumant un narguilé.
 
Réaliser un puzzle Sindbad c’est voyager à travers le temps et l’espace. Les puzzles Sindbad mettent l’Orient au bout de vos doigts. Tel Sindbad le marin embarquez-vous pour un voyage au long cours vers les rivages de l’émerveillement, de la beauté, du rêve.

mardi 4 septembre 2012

Khosrow surprend Shirin au bain : le regard de D. Clévenot



 Khosrow surprend Shirin au bain. Cette miniature est disponible en puzzle 1000 pièces sur le site : www.sindbad-puzzle.com


Khosrow surprend Shirin au bain, vers 1620
Attribué à Haydar Qoli
Tiré du Khamseh (5 poèmes) de Nezami
Peinture à la gouache, Eluminure et texte calligraphié sur papier sablé d'or
17,6 X 13,6 cm.
BnF, dép. des Manuscrits Orientaux

Dominique Clévenot, professeur d'arts plastiques et Science de l'art à l'université Toulouse-Le Mirail nous propose sa lecture de ce chef-d'oeuvre de la peinture persane :
"Khosrow, immobile, un doigt posé sur les lèvres, cherche à retenir cet instant volé, instant éphémère de la vision.
Mais quel est exactement l'objet de cette vision ? Est-ce la seule Shirin, qui, presque nue, ignore le regard de Khosrow comme elle ignore le nôtre ? Ou est-ce aussi le paysage qui l'entoure, avec ses fleurs, ses arbres habités d'oiseaux et ses rochers gonflés de vie ? Le bain de Shirin est en fait une immersion dans la nature. Cet accord parfait entre la femme et le paysage s'exprime par le mouvement fluide qui innerve l'ensemble de la peinture, reliant tous les éléments les uns aux autres. Le ruisseau enlace les rochers. L'attitude de Shirin prolonge la silhouette courbée de l'érable qui se dresse derrière elle. Cet arbre lui-même, qui épouse les mouvements de la barrière rocheuse, trouve son écho dans le jeune cerisier en fleur. Le cheval noir qui arrondit l'échine pour brouter une touffe d'herbe répète, quant à lui, la tache rouge des vêtements que Shirin a jetés sur la branche de l'arbre. Toutes ces correspondances, entre le minéral et le végétal, entre les animaux et les personnages, concourrent à unir les éléments qui constituent le monde en un tout organique et vivant. Cette fusion entre l'homme et la nature peut être comprise comme l'équivalent pictural des innombrables métaphores du texte de Nizami où Shirin est comparée à la lune, à la rose, à l'hermine, à la perle, etc. Le solide érable et le frêle cerisier ne sont-ils pas eux-mêmes la métaphore du couple Khosrow-Shirin ? Mais, plus encore, cette fusion vivante est l'expression du sentiment de la nature développé par les Persans : un sentiment poétique imprégné de panthéisme. Héritier de la gnose mazdéenne de l'ancienne Perse, l'Iran musulman voit en effet dans le monde terrestre, la réplique matérielle d'un monde surréel, un monde de la pure visualité ('alam al-mithal) qui est selon les termes des mystiques persans, "l'Ange du monde". C'est cette "Terre de lumière", qui ignore les ombres et la dégradation des couleurs, que nous offre la miniature persane."
Source : Beaux-Arts, n°165, fév. 1998.

samedi 1 septembre 2012

Alamut



Le Rocher d'Alamut



"Nous quittâmes Shahrak et traversâmes à nouveau la fournaise des terres durcies et rouges jusqu'à Shutur Khan. Le rocher des Assassins m'apparut comme un navire, le flanc dressé, se détachant sur un flanc de montagne concave qui le protégeait au nord. Le Rocher était encore à deux heures d'escalades, mais il brillait et se distinguait clairement dans la lumière vespérale - vision saisissante pour le pèlerin."
C'est ainsi que la grande voyageuse anglaise Freya Stark décrivit le Rocher lorsqu'elle le visita en 1930. Le Rocher d’Alamut est devenu célèbre dans l’Histoire par la forteresse du même nom qui se trouvait à son sommet et qui fut occupée par les ismaéliens de 1090 à 1256. Alamut est située à une centaine de kilomètres au nord de Téhéran, dans le massif de l'Alborz, au sud de la mer Caspienne. Le Rocher culmine à quelque 2 100 mètres d'altitude au cœur d’un paysage grandiose de montagnes et de vallées s’étendant à perte de vue.

Les ismaéliens font partie de la branche chiite de l’Islam qui résulte des divergences qui opposèrent les musulmans à la mort du Prophète sur la question de sa succession. La grande majorité des croyants choisit de suivre Abu Bakr mais une minorité préféra, dans sa fidélité à la famille de Muhammad, prendre pour guide (Imam) son cousin et gendre Ali. Selon les partisans de Ali, le Prophète l’aurait clairement désigné comme son successeur à Ghadir Khumm peu de temps avant sa mort. Les sunnites ne contestent pas cet événement mais ils interprètent différemment les déclarations du Prophète. Pour eux, Muhammad invitait simplement les croyants à témoigner de l'estime et du respect à l'égard d'Ali. Toujours est-il que les musulmans formèrent deux groupes distincts qui avec le temps développèrent des identités spécifiques basées sur une conception de l’autorité séculière et spirituelle propre à chacun d’eux. Les ismaéliens tirent leur nom du 6e Imam, Ismaël, auquel une partie des chiites se rallia au détriment de Musa suite à une crise de succession qui divisa la communauté chiite sur le choix à faire entre les deux frères qui revendiquèrent tous deux l'Imamat.

L’origine du mot Alamut prête encore à discussions. Il semblerait qu’il signifie « la leçon de l’aigle » ou « le nid de l’aigle ». Hasan Sabbah (m. 1124), missionnaire en chef des ismaéliens d'Iran prit Alamut en 1090 après avoir infiltré durant de longs mois la forteresse de partisans qui gagnèrent à leur cause une partie de la garnison. Lorsque le maître des lieux s'aperçut de la menace, il était déjà trop tard. Il n'eut plus qu'à quitter la place. Hasan le dédommagea de sa perte en lui remettant une compensation financière.

Nous n'allons pas revenir ici sur ce ramassis de légendes grotesques, ce « roman noir » comme l’appelait Henry Corbin, qui entourent Alamut et furent élaborées par la propagande abbasside et seldjoukide pour jeter le discrédit sur la communauté ismaélienne en l’accusant de tous les vices et exactions. Au Moyen-Âge, les ismaéliens étaient durement persécutés et pourchassés par les autorités en place qui redoutaient la menace qu’ils pouvaient représenter pour leur pouvoir autoritaire. D’autant plus que l’ismaélisme, en s’appuyant sur un vaste réseau de missionnaires remarquablement organisé et structuré, était parvenu à s’imposer sur le plan politique en fondant en 909 au Maghreb le califat fatimide. Pour la première fois dans le monde musulman, une communauté chiite prenait le pouvoir et instaurait un califat rival de celui des Abbassides installé à Bagdad. A son apogée, l’empire fatimide s’étendit sur toute l’Afrique du Nord, le Levant, le Hedjaz avec les villes saintes de Médine et de La Mecque, le Yémen et s’assura la suprématie navale en Méditerranée. Comme le déclara Louis Massignon, le Xe siècle fut le siècle ismaélien de l’Islam. 
En 1094, à la mort du calife fatimide al-Mustansir une crise de succession entre l’héritier du trône Nizar et son demi-frère Musta’li divisa la communauté ismaélienne. Musta’li sorti vainqueur de la lutte grâce à l'appui de l'armée commandée par son beau-père le général Badr al-Djamali. Nizar mourut dans les geôles du Caire. Mais il avait réussi à confier la garde de son fils à de fidèles compagnons qui emmenèrent l'enfant hors d'Egypte et le mirent en sécurité en un lieu secret. En l’absence de l’Imam, vivant caché par mesure de sécurité, Hasan présida aux destinées de la communauté ismaélienne nizarite. Il s’acquitta de sa mission avec une énergie et un dévouement exemplaires. Sous son autorité, Alamut devint une base solide pour la communauté. Elle réussit même à étendre son pouvoir en conquérant un chapelet de forteresses réparties dans les régions montagneuses du Mazandéran et du Kuhestan en Iran, et dans le Djebel Ansarieh en Syrie. Hasan nomma à la tête des ismaéliens de Syrie, un certain Rashid al-Din Sinan qui fit rapidement ses preuves en démontrant avec éclat ses qualités de stratège et de gouverneur. C’est lui le fameux « Vieux de la montagne » dont les chroniques des Croisés évoquent la figure avec admiration. Sous son égide, la communauté ismaélienne atteignit l’apogée de son pouvoir dans le Levant. Elle fut crainte et respectée par ses adversaires sur l’échiquier politique. Saint Louis et d’autres souverains d’Europe instaurèrent des relations diplomatiques avec Sinan.

En Islam, les montagnes ont depuis les origines constitué des refuges naturels pour les minorités ethniques ou religieuses souhaitant préserver leur identité et leur autonomie. Elles réussirent à survivre dans ces régions inhospitalières au climat rude en découpant les flancs des montagnes en terrasses pour y pratiquer l’agriculture. Encore de nos jours, le voyageur qui circule sur les routes sinueuses du Djebel Ansarieh peut admirer le spectacle splendide des montagnes s'étendant à perte de vue et entièrement recouvertes d'oliviers et d'arbres fruitiers. Comme d'autres minorités persécutées, les ismaéliens cherchèrent également refuge dans le dédale des montagnes afin de pouvoir pratiquer sereinement leur foi selon une interprétation mystique du Coran basée sur l’enseignement ésotérique dé l’Imam.

Après la mort de Hasan, sous la direction des Imams successifs, Alamut devint un centre intellectuel brillant, notamment grâce à sa prestigieuse bibliothèque dont la renommée se répandit dans le monde islamique. On imagine les bêtes de somme, chargées de livres et autres instruments scientifiques, gravissant péniblement les pentes escarpées du Rocher pour livrer leur précieuse marchandise de savoir. La forteresse attira des savants aussi éminents que Nasir al-Din Tûsî qui converti à l’ismaélisme, vécut de longues années dans la forteresse et connut la période d’activité intellectuelle la plus féconde de sa carrière. Esprit universel, il rédigea des traités aussi bien en philosophie qu’en mathématiques, astronomie, médecine ou botanique... En lisant ses textes sur la philosophie ismaélienne, on reste confondu par la simplicité déconcertante avec laquelle il parvient à traiter des questions aussi complexes que l’Imamat, le Verbe divin, la Résurrection, ou encore la Rétribution.

Alamut possédait tous les atouts pour attirer l’élite intellectuelle. Dans un monde féodal émietté en principautés issues de l’affaiblissement du pouvoir central des califes de Bagdad et guerroyant les unes contre les autres au gré des alliances pour étendre leur seigneurie, l’Etat ismaélien constituait un havre de paix et de stabilité pour les savants désireux de se consacrer à leurs études dans le calme. Bientôt, les régions ismaéliennes virent affluer des cohortes de réfugiés fuyant devant les troupes mongoles marchant sur le Khorassan, à l’est. Elles trouvèrent un bienfaiteur zélé dans le gouverneur du Kuhestan qui fit preuve d’une telle générosité dans l’hospitalité que ses administrés s’en plaignirent à Alamut.

L’Etat ismaélien dura jusqu’en 1256, date à laquelle la forteresse fut prise par les troupes mongoles d’Hulegu Khan. La bibliothèque fut livrée aux flammes et la forteresse démantelée pierre par pierre afin de prévenir toute velléité de reconquête dans le futur. Le dernier Seigneur (Khudavind) d’Alamut périt assassiné dans des circonstances mystérieuses lors d’un voyage vers la Mongolie pour rencontrer le souverain Mongke.

De nos jours, il ne reste plus grand-chose de la forteresse sur le Rocher. Les fouilles archéologiques ont mis à jour des fondations de remparts, bâtiments et citernes. Le voyageur non averti qui découvre ces ruines aura bien de mal à imaginer le passé glorieux de ces lieux. Pourtant Alamut continue de fasciner et les visiteurs qui gravissent en crapahutant sur les pentes escarpées menant au somment sont chaque année plus nombreux. C'est que les véritables vestiges de la forteresse ne se trouvent pas sur le sommet lui-même mais dans la conscience des êtres humains qui a été définitivement marquée par cette aventure fascinante qui fut celle des fils d’Ismaël sur ce Rocher devenu à présent mythique.

Bibliographie :
Farhad Daftary, Légendes des Assassins : mythes sur les ismaéliens, Vrin
Bernard Lewis, Les Assassins, éditions Complexes

vendredi 3 août 2012

Puzzles de Sindbad PUZZLE






Magnifique photo de la Kaaba lors du Hajj.
Puzzle de 40 pièces, 18X13 cms
Prix unitaire de 5 €
Tarif dégressif selon quantité commandée
 
Image de la KAABA lors du Hajj
Puzzle de 40 pièces, 18X13 cms
Prix unitaire de 5 €
Tarif dégressif selon quantité commandée


La Mosquée du Prophète à Médine
Puzzle 18 X 13 cms
Prix unitaire de 5 €
Tarif dégressif selon quantité commandée
 
Magnifique calligraphie de la Shahadah
représentée sous la forme d'un homme en prière
Prix unitaire de 5 €
Tarif dégressif selon quantité commandée

 
Magnigique calligraphie de la BASMALLAH
Bismillahi Rahman-i Rahim
Puzzle de 40 pièces, 18X13 cms
Prix unitaire de 5 €
Tarif dégressif selon quantité commandée

Puzzles neufs sous cellophane.
Magnifiques puzzles représentant la Kaaba, la Mosquée du Prophète à Médine ainsi que la Shahada et la Basmallah en calligraphie.
Ces puzzles par la beauté de leur image et leur message spirituel sont le cadeau idéal à offrir en cette période de Ramadan ou pour la Aïd al-Fitr à ses amis, proches ou enfants. Ils tiendront dans les foyers une place tout à la fois ludique, éducative et décorative. Après les avoir réalisés en famille, avec vos enfants, vous pourrez les encadrer ou les poser sur votre table de chevet.
Ces puzzles peuvent être utilisés par les ASSOCIATIONS ou les MOSQUEES pour récueillir les dons des adhérents ou des fidèles. Je leur propose des TARIFS DEGRESSIFS avantageux selon les quantités commandées.
Les commerçants (agences de voyages, commerces...) qui souhaitent offrir un cadeau à leurs clients en signe de remerciements peuvent également leur remettre ces puzzles.
Le puzzle est excellent jeu pour le développement psychomoteur de l’enfant. Il favorise la concentration, la logique, le sens de l’observation et de l’organisation. Celui-ci saura plaire aux petits comme aux grands.
Les puzzles sont de la meilleure qualité, certifié CE, en carton épais et image brillante.
Pour les commander, envoyer un mail à


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